Jésus

Qu’importe si la crèche ou tu naquis, l’étoile
qui conduisit vers toi les nuages, les bergers,
Les parfums, les présents de ces doux étrangers;
Qu’importe si le temps les recule et les voile !

Si le lac a perdu le sillon de ta voile,
Jérusalem ta voix propice aux affligés;
Si les maux des lépreux ne sont par toi purges;
Si Lazare ne sent ton frisson dans sa moelle;

Qu’importe! O toi qui vit dans le cœur de l’enfant
Dans l’âme du vieillard, toi qu’adore la femme ;
Ton esprit meut le monde, il rayonne, il enflamme;

Des ténèbres qu’il perce, il jaillit, triomphant.
Car ta grâce a vaincu la mort spirituelle.
les yeux de l’homme intime ont la vue éternelle.