Rayonne, demi-dieu, toi qui, parmi ces braves
Dont nous nous proclamons l’humble postérité
Brisant partout comme eux la chaîne des esclaves.
Sur des droits éternels fondas leur liberté.

Dédaigneuse, stoïque, au milieu des entraves,
Ton âme s’imposa tant de sérénité,
Que tous ces vils serpents bavant sur les plus graves
N’ont pas osé siffler ton immortalité !

Or, rien qu’en les nommant, ainsi qu’elle s’incline
Devant Toussaint, Capois, Christophe, Dessalines,
Ces noms sacrés auxquels ton nom sacré s’unit,

Devant toi-même que reflète sa gloire
Et soutiens ses pas, toute la race noire
T’offrant l’apothéose, à genoux, te bénit.

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